Fruits. Les oranges nigérianes inondent le marché

Fruits

Les oranges nigérianes inondent le marché

Le sac de 100 kg de cet agrume est actuellement vendu à 16000FCFA à Douala.

Les oranges vendues dans les marchés et rues de la ville de Douala actuellement, proviennent du Nigéria. Ces oranges sont présentes depuis plus de deux mois au Cameroun. Ceci depuis que les oranges locales ont disparu des étals, apprend-on. A en croire les vendeurs, ce sont des tonnes d’oranges nigérianes qui sont vendues chaque jour sur le marché camerounais. Martial T., grossiste, affirme qu’il écoule en moyenne près de 200 sacs de 100Kg d’oranges chaque jour. Et actuellement, le sac de cet agrume est vendu à 16000 FCFA. Les grossistes relèvent qu’ils achètent le sac d’oranges à 1500Naira au Nigéria, soit 7500 FCFA et s’il faut ajouter des frais de transport, le prix du sac revient à 15000 FCFA. Alors, en vendant à 16 000FCFA aux détaillants, ils obtiennent à leur tour un bénéfice de 1000FCFA sur la marchandise, disent-ils. Pour ces derniers, il y a abondance maintenant, et le sac d’oranges est vendu à bas prix.

Malgré la demande, cela ne signifie pas pour autant que ces oranges sont appréciées par tous les camerounais. Pour beaucoup d’entre eux, elles sont moins juteuses et parfois même amères. Un constat que l’on fait après les avoir goûté. Pourtant, à l’œil nu, le fruit donne l’impression qu’il est bien mûr et juteux à cause sa couleur jaune, observe-t-on. « Les oranges qu’on vend présentement ne sont pas de bonne qualité, tu peux acheter pour 500 FCFA, et tu ne parviens pas extraire un verre de jus d’oranges », fulmine un consommateur. Pour d’autres, les oranges cultivées au Cameroun sont nettement plus meilleures que celles-ci.

Pour comprendre cette situation, Julbert Konango, le délégué de la chambre d’agriculture affirme que les oranges s’identifient de plusieurs manières, notamment de part sa variété, son mode de production et son lieu de culture. A en croire le délégué, il y a des individus qui utilisent l’éteil, un produit phytosanitaire utilisé pour faire vite murir les fruits. Et c’est le cas des oranges nigérianes. Selon Julbert Konango, cette utilisation a aussi des conséquences sur les fruits ou tout autre aliment. « Pour les cultivateurs qui ne connaissent pas le degré de maturité du fruit, lorsqu’ils l’utilisent, ça détériore l’orange», explique-t-il. A la délégation régionale du Ministère de la recherche scientifique et de l’innovation (Minresi), LQE a appris que des études n’ont pas encore été effectuées pour vérifier la qualité des oranges importées.

Ghide

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