liberté de la presse. Les journalistes pour la convention collective

Liberté de la presse

Les journalistes mettent en avant la convention collective

Nombres de journalistes ont exprimé leur mécontentement à l’occasion de la journée mondiale de liberté de la presse à la place du gouvernement samedi dernier à Douala.

Faire appliquer la convention collective au sein des médias camerounais, c’est l’un des principaux objectifs sur lesquels se sont appuyés les journalistes camerounais samedi dernier à Douala. Ils étaient réunis à la place du gouvernement pour la célébration de la journée internationale de la presse. Pendant cette manifestation, ils ont clamé haut et fort leur conviction de libéraliser la presse camerounaise. « Le gouvernement doit faire respecter la convention collective. Et, nous voulons être libres dans nos rédactions, nous ne voulons plus être contraints d’abandonner nos idées de peur d’être harcelés par nos patrons », lance Narcisse Oum, président régional du syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC).

De ce fait, le président régional du SNJC, incite les journalistes à se mobiliser pour lever le bouclier qui les oppriment depuis toujours. « Les conférences de rédactions sont militarisées. Il faut que nous soyons unis pour lutter contre cela. La massification fait la force du syndicat », fait savoir Narcisse Oum. Pour Dénis Nkwebo, vice- président du SNJC, le journaliste doit être libre. Car dit-il, c’est lorsqu’il est libre de surveiller et d’enquêter les actions des politiques qu’une bonne gouvernance peut être appliquée.

Par ailleurs, l’environnement social de la profession inquiète de plus en plus aussi les journalistes. « Les journalistes ont mal à leur salaire, certains n’ont même pas de salaire, d’autres perçoivent un salaire inférieur au salaire des esclaves du brésil », lance le vice président du SNJC. Pourtant ces mêmes journalistes ont une pression psychologique dans leur différente rédaction et par la suite sont souvent poussés à la démission, ou même arrêtés pour avoir consciencieusement fait leur travail, dit-il.

Dans le cadre de la journée internationale de la presse, l’organisation des nations unies(ONU) et l’Unesco ont adressé quelques mots à l’endroit des journalistes du monde entier. « Nous invitons tous les Etats, sociétés et particuliers à défendre activement la liberté d’expression et la liberté de la presse en tant que droits fondamentaux… pour le développement et la promotion du programme de développement pour l’après 2015 ». C’est sous le thème « la liberté des médias pour un avenir meilleur » que s’est déroulée la journée mondiale de la liberté de la presse.

Ghide

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