credit photo. le laboratoire d'analyse du Minepia
credit photo. le laboratoire d'analyse du Minepia

Selon les responsables de la délégation régionale du Minepia, le dossier est toujours retenu dans les services du Premier Ministre, Philémon Yang.

13 ans après sa construction, le laboratoire d’analyse des denrées alimentaires d’origine animales et halieutique du Cameroun n’est toujours pas opérationnel. Pourtant, c’est depuis 2002, que le gouvernement camerounais avait entamé la construction de cet édifice au sein même de la délégation régionale du ministère de l’Elevage des pêches et des industries animales(Minepia). Mais depuis l’achèvement de la construction de ce laboratoire en 2012, il ne fonctionne toujours pas. A la délégation régionale du Minepia pour le Littoral, l’on nous fait savoir que le dossier devant permettre l’ouverture de ce laboratoire traine encore dans les services de la primature à cause de nombreux obstacles.

Selon Dr Réné Saleu, délégué régional du Minepia, le bâtiment qui abrite le laboratoire des denrées alimentaires d’origine animales et halieutique n’est pas encore alimenté en courant électrique. Et, ce serait aussi « l’une des raisons pour lesquelles l’ouverture de ce laboratoire est encore à la traine. En outre, quelques petits réglages doivent encore être effectués dans ce bâtiment pour que tout soit enfin prêt », indique Dr Réné Saleu. A en croire ce dernier, le laboratoire en lui-même serait déjà équipé. « Les outils de travail sont déjà installés, nous attendons juste l’aval du Premier ministre pour rendre le laboratoire opérationnel », ajoute-il. Néanmoins, l’urgence est là.

Pour certains vétérinaires, l’ouverture de ce laboratoire devra permettre au Cameroun de relancer l’activité d’exportation des crevettes. Ceci parce que, chaque année le Cameroun perd 10 milliards FCFA du fait de la non exportation de ses produits de pêche sur le marché international, apprend-on. Et « vue la position stratégique du Cameroun dans la sous-région, ce laboratoire est prévu pour couvrir tout le golfe de Guinée », avait souligné Gustavo Miranda, coordonnateur du programme et représentant de l’Union européenne. Ce laboratoire d’analyse tant attendu, a pour but entre autres de vérifier la qualité sanitaire des denrées alimentaires d’origine animale, et même végétal. Notamment plats cuisinés, viandes, salaisons, produits laitiers, légumes, fruits confits, conserves, pâtisserie et boulangerie.

GHIDE

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