les petites pièces de monnaie en FCFA
les petites pièces de monnaie en FCFA

Les usagers ont du mal à effectuer leurs opérations à cause du manque de ces petites pièces de 100, 50FCFA et 25 FCFA.

Trouver de la petite monnaie n’est pas une sinécure pour les habitants de la ville de Douala. Ces petites pièces de 100FCFA, 50FCFA ou encore 25FCFA, sont parfois très difficile à avoir. Les usagers sont confrontés à un dilemme à chaque fois qu’ils veulent acheter ou se procurer un bien. Arnaud Penda, comptable dans une Petite et moyenne entreprise(PME) à Douala en sait d’ailleurs quelque chose. Il y a deux jours, il a du laisser son reliquat à un commerçant à cause de cette carence de petites pièces de monnaie. « Le jeune marchand vendait des outils électriques, j’ai acheté une radio mobile à 3800FCFA et je lui ai donné 5000FCFA, ne pouvant pas me donner le reliquat complet, j’ai plutôt encaissé 1000F au lieu de 1200FCFA », raconte-il.

En outre, Arnaud Penda, n’est d’ailleurs pas le seul à avoir abandonné son reliquat à un marchand à cause de ce déficit de la petite monnaie. Guillaume Ndong, Infographe, se souvient lui aussi l’avoir fait à plusieurs reprises. « À chaque fois que j’achète quelque chose et que je trouve que le reste est insignifiant notamment inférieur à 200FCFA, j’abandonne quand je sais que le vendeur ne peut me donner le reliquat exact », fait-il savoir. Un acte qui parfois est très difficile à faire pour certains. Car nombres de Camerounais compte sur ces petites pièces pour pouvoir notamment emprunter un taxi. « Ce n’est guère facile. Ces pièces sont indispensables pour l’usager actif. Car tu peux passer des heures à attendre un taxi ou une moto à cause de ce manque. De plus, ce n’est pas facile de te voir octroyer de la monnaie gratuitement », indique un autre utilisateur.

Surtout que, même dans certaines stations-services, la rareté de la petite monnaie pousse les pompistes à vendre de l’argent. Yvonne D., en a déjà fait l’expérience. Il y a quelques semaines, elle s’est rendue dans une station de la zone de bassa avec un billet de 10000FCFA pour espérer obtenir des pièces. De là, l’un des pompistes à exiger réduire 500FCFA sur le montant. Elle a d’ailleurs accepté car selon elle, elle était dans l’urgence. « Je n’avais pas le choix, je ne disposais d’aucune alternative. Tous ceux que j’ai approchés n’en n’avaient pas. D’où ce choix », affirme-elle.

Pour remédier à cette situation, nombres de Camerounais disposent de quelques astuces. C’est le cas notamment des commerçants. Qui préfèrent conserver leurs petites pièces entre eux au lieu de les donner à une tierce personne. Ceci, tout en sachant qu’ils peuvent les récupérer en cas de besoin. « C’est mieux. Ainsi, on pourra facilement se faire de la monnaie si besoin s’impose », indique une vendeuse de safous au carrefour ancien Dalip.

Pour d’autres c’est auprès des églises qu’ils vont se ravitailler. Fervente croyante, Agnès T., vendeuse de vivres frais au marché Central à Douala fait justement pareil. « À la sortie de l’église le dimanche, je me rapproche des paroissiens pour pouvoir échanger mes billets de banque contre les pièces. Ainsi, en semaine je peux facilement exercer sans trop de difficultés », fait-elle savoir.

Ghide

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