MNT. Se soigner vaut de l'or
MNT. Se soigner vaut de l'or

C’est le prix à payer pour une maladie du cœur. A L’extérieur du pays, le patient devra payer un peu plus.

Le coût de traitement des maladies cardiovasculaires n’est pas à la portée de tous. Les cardiologues de la Société camerounaise de cardiologie (SCC) ne disent pas le contraire. A en croire ces derniers, le coût moyen d’une cardiopathie congénitale simple en Europe est estimé à 20 millions de FCFA et au centre cardiaque de Shisong, le traitement vaut entre 3,5 millions et 4,5 millions de FCFA. Selon le Docteur Armel Djomou, cardiologue à l’hôpital Lanquintinie de Douala et membre de la SCC, en cas d’atteinte cardiaque, le coût de l’opération au Cameroun est évalué à 4 millions de FCFA et à l’étranger, il vaut entre 15 et 20 millions de FCFA. « La chirurgie cardiaque est la seule solution en cas d’atteinte cardiaque. Et, les suites opératoires sont exigeantes et coûteuses », a affirmé le Dr Armel Djomou, lors d’une conférence de presse organisée lundi dernier en prélude à la journée mondiale du cœur le 29 septembre 2015.

Selon les différents rapports présentés par les cardiologues au cours de cette conférence, il en ressort que : « les maladies non transmissibles (MNT) tuent chaque année plus de 36 millions de personnes ». Une étude réalisée par la SCC au Cameroun, de janvier 2006 à novembre 2009, fait état de ce que 51 636 patients ont été consultés durant cette période et 505 patients ont été recrutés et devraient subir un dépistage de cardiopathie congénitale (CC). « Après échocardiographie doppler complète, il a été révélé que 67,2% avaient une CC et 32,8% une maladie acquise du cœur », argue le Dr Felicité Kamdem, avant d’ajouter. « Le souffle cardiaque, la dyspnée, le retard de croissance, sont les principaux maux observés lors de cette étude chez les patients ».

Les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé(OMS), indiquent d‘ailleurs que : « 8 à 10 pour 1000 nouveau nés vivants sont porteurs de CC et 25 à 30 % de ces petits cardiaques vont mourir avant l’âge d’un mois en l’absence de tout geste thérapeutique ». Pour ce qui est du traitement, il est également relevé « qu’environ 50% des cas nécessitent un traitement médical ou chirurgical dans l’enfance; 25% sont opérés dans l’adolescence; 10% survivent sans chirurgie et peuvent vivre normalement pendant des années avant la découverte de leur lésion ».

Au regard de ces chiffres, la SCC sous le thème « un cœur sain pour tous les enfants, c’est possible partout !», compte faire respecter l’objectif global de l’OMS qui est de réduire les maladies cardiovasculaires de 25 % d’ici 2025.

Ghide

Retour à l'accueil