Une vue du chantier naval à Douala
Une vue du chantier naval à Douala

Le PCA et le DG ont plaidé pour le déploiement urgent de cette mesure, lors de la visite de travail du ministre des Transports dans les locaux de la société, mercredi dernier à Douala.

Si l’on s’en tient actuellement au propos du Président du conseil d’administration et du Directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun(CNIC), cette société à capitaux publics se porte très mal. De nombreuses difficultés notamment financières liées aux activités quotidiennes seraient à l’origine de la déperdition de la CNIC. Pour tenter de résoudre ce problème, les responsables de la société s’accordent à dire qu’il faut diminuer l’effectif, jugé pléthorique pour la société. A en croire ces derniers, la masse salariale énorme sans rapport avec les produits d’exploitation de la société empiètent sur les activités de celle-ci. « Les difficultés éprouvées pour le règlement des salaires d’octobre 2015, risquent de s’aggraver à partir du mois de novembre 2015, à cause du maintien des effectifs pléthoriques actuels au sein de la société en dépit de la baisse significative de l’activité », a affirmé Forgwei Alfred Mbeng, Directeur général du Chantier naval, sans mentionner l’effectif exact des employés du CNIC.

Selon les délégués du personnel du Chantier naval présents lors de la visite de travail du ministre des Transports(Mintrans), la direction générale envisage de réduire de moitié l’effectif de l’entreprise. « Elle veut mettre à la porte environ 400 employés », indiquent-ils sous anonymat. Ce qui suppose que les effectifs actuel du Chantier naval seraient constitués de 800 personnes. La réduction des effectifs du CNIC, selon le directeur général du Chantier naval, devra contribuer à relancer les activités de la société. « La mise en place d’un véritable clan social afin de ramener les effectifs, et la masse salariale à un niveau compatible, avec les ressources et les besoins de l’entreprise sont nécessaires », a indiqué Forgwei Alfred Mbeng.

Même si le capital social du CNIC est passé de 800 millions de FCFA en 1998 à 15 milliards FCFA en 2013, il n’en demeure pas moins vrai que depuis plus de cinq ans (2010-2015), l’entreprise enregistre des résultats financiers déficitaires conséquents. Pourtant, les responsables se réjouissent d’avoir évolué et de faire de l’Etat du Cameroun et ses démembrements notamment la Société nationale des hydrocarbures (SNH), le ministère des Finances (Minfi) etc. les actionnaires majoritaires à hauteur de 95% et donc, 5% seulement appartiendrait à la Cameroon shipping lines (Camship).

Autres difficultés, l’entreprise fait depuis plusieurs années face à la réduction de l’outil de production, jugé vétuste et sous équipé. Un handicap qui nécessite selon Louis Claude Ngassa, Président du conseil d’administration (PCA), une réhabilitation. Comme solution, les responsables du Chantier naval essayent tant bien que mal de montrer l’importance des enjeux présents, qui, imposent une accélération de la mise en œuvre des actions correctives engagées. « Parmi lesquelles, figure en priorité la recapitalisation de la société pour laquelle, il est nécessaire de solliciter les actionnaires et l’appui indispensable de l’Etat », lance le DG au Mintrans.

Du côté de la société de Transport et transit du Cameroun(Camtainer), c’est le même scénario. Cela fait bientôt quinze ans que cette structure se noient dans les difficultés. Lors de la visite de travail du Mintrans, Edgard Alain Mebe Ngo’o dans les locaux de ladite société, le Directeur général de Camtainer en ont profité pour faire entendre les cris de détresse de celle-ci. « Nous avons adressé plusieurs doléances au niveau du gouvernement, car notre entreprise semble abandonnée à elle-même », explique Zachary Garba, DG de Camtainer au nouveau patron des Transports. Qui, de son côté tente de rassurer les employés de cette entreprise placée sous la tutelle du ministère des Transports. « On aurait pu mettre la clé sous le paillasson, mais ce ne sera pas le cas. Le ministère des Transports fera tout pour relever cette structure qui traverse beaucoup d’obstacles. Nous mettrons tout en œuvre pour la faire renaître », a rassuré le Mintrans.

Ghide

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