Une vue du guichet unique de Douala
Une vue du guichet unique de Douala

Certains usagers déplorent encore les lenteurs administratives observées au niveau du Guichet unique.

Port autonome de Douala, ce mardi 26 janvier 2016. Il est presque 10 heures. Comme à l’accoutumée les gens abondent les services de cette institution. Du côté du Guichet unique et du commerce extérieur (GUCE), une foule de personnes attendent à l’extérieur. Les deux agents de la sécurité postés à l’entrée des services des opérations n’ont parfois pas le temps d’interroger toutes les personnes qui entrent. Un coup d’œil rapide sur leur accoutrement et le contenu de leur sac, et, le tour est joué. La plupart des personnes présentes ici sont des déclarants en douane. Guillaume Dzono, en fait d’ailleurs partie. Il attend ici depuis plus d’une heure. A la question de savoir comment, il apprécie les innovations connues sur la dématérialisation des procédures, Guillaume ne semble pas très satisfait. Il déplore encore des lourdeurs administratives. « Ce n’est pas encore ça. Car, sur le plan de la pratique, on observe encore quelques lourdeurs administratives », fait-il savoir.

Rencontré également au GUCE, Paul D. déclarant en douane déplore lui aussi cette situation. « Tu peux passer toute une journée ici pour obtenir l’attestation de dédouanement, sans succès. Pourtant, dans les Médias on a tellement venté le processus. Mais sur le terrain, la réalité est tout autre » indique-t-il, mécontent. Selon lui, certains agents du GUCE sont responsables de ce ralentissement. « Quelques responsables du guichet unique continuent de faire ralentir nos activités pourtant l’on devrait profiter des services des Techniques de l’information et de la communication que le GUCE ou la douane ont mis en place pour faciliter l’enlèvement des marchandises », ajoute-il. Ainsi, les veilles habitudes ont la peau dure. Et, les lenteurs administratives ne manquent pas.

Pourtant, l’impact semble « important » lorsque tous les documents ne sont pas formalisés à temps pour le processus de dédouanement. Au niveau du port par exemple, les importateurs dont les containers séjournent plus longtemps que prévu sur la place portuaire sont obligés de payer les frais de surfacturation. Et, du côté des clients, la nervosité s’installe. Car, « ils endossent d’énormes responsabilités ». « Quand tu essayes d’expliquer aux clients les réalités du terrain, ils nous prennent à la légère et se disent tous que le procédé est très facile actuellement », souligne un autre déclarant en douane.

Cependant, si on s’attarde tant soit peu sur les innovations connues sur la dématérialisation des procédures. A l’instar de la mise en place de la procédure PIVO relative à l’importation des véhicules d’occasion, l’exploitation de l’e-manifeste, l’e-GUCE Payement, procédure de payement électronique des droits et taxes, il y a lieu d’émettre un soulagement du fait qu’il y a une véritable révolution dans la facilitation des procédures du commerce extérieur. Pour Mme Abiba, déclarant en Douane, au niveau du GUCE, la procédure semble bien organisée. « Tout se passe bien tant au niveau de la liquidation que des terminaux », fait-elle savoir.

Ghide

Retour à l'accueil