En 2016, Eneo souhaite miser sur un meilleur usage de l'eau dans les barrages
En 2016, Eneo souhaite miser sur un meilleur usage de l'eau dans les barrages

Le concessionnaire d’énergie électrique envisage de réduire de 30% la consommation de leurs plus grands clients, dont Alucam.

Le problème d’insuffisance d’énergie électrique n’est plus à démontrer au Cameroun. D’ailleurs depuis une quinzaine d’années, la disponibilité, la qualité et le coût de fourniture de l’électricité ont été clairement indexés, « comme un frein à la croissance de notre pays, avec une estimation de 1 à 2% points de perte du taux de croissance annuelle », a indiqué le Directeur général d’Eneo lors de la conférence de l’IPAD le 1er décembre 2015. Face à une centaine de décideurs du secteur électrique, Joël Nana Kontchou indiquait pourtant qu’avec une capacité installée d’environ 1237 MW, le Cameroun présente aujourd’hui un mix énergétique qui réserve 65 à 70% à l’hydroélectricité.

Dans l’optique de réduire les consommations en énergie électrique, Eneo compte axer la priorité sur une gestion intelligente à la fois de l’offre et de la demande dans le très court terme. Pour le moyen et long terme, le concessionnaire de l’énergie électrique oriente sa stratégie par une planification prenant en compte le critère de moindre coût et par l’exécution à temps des projets retenus dans le plan de développement du secteur. Selon le DG, « l’idée maitresse étant de partager ce bien commun qu’est l’électricité entre tous les copropriétaires de la communauté nationale ».

Les principaux points de ce programme sont notamment axés sur la réduction de puissance de leur plus grand client, Alucam. Cette dernière a accepté de réduire de 30% sa consommation, soit 60MW pendant la saison sèche 2015. La reprogrammation des travaux avec coupure et la demande d’effacement de certaines industries pendant les heures de pointe. « En programmant mieux leur cycle production pour minimiser la consommation entre 18h et 22 heures, heures auxquelles les ménages en ont le plus besoin, elles contribueront au bien-être de la société Camerounaise toute entière », relève le DG D’Eneo.

A l’en croire, la croissance de la demande en électricité est de l’ordre de 7,5% par an, et environ 85000 nouveaux clients sont connectés au réseau électrique chaque année, soit un besoin en capacité supplémentaire de 800MW à 1000MW pour les cinq prochaines années. « Le revers de la médaille est que notre système est ainsi fortement exposé aux aléas climatiques et à l’indisponibilité de certains équipements pour des raisons de maintenance ou de défaillance », avait indiqué le DG.

Dans cette même mouvance, le concessionnaire de l’énergie électrique au Cameroun prévoit également pour la saison sèche 2016, du côté de l’offre, mettre l’accent sur l’hydrologie de la Sanaga, qui leur semble pour l’instant plutôt favorable. Sur la mise en eau partielle de Lom Pangar, Eneo offre de meilleures perspectives avec environ 2,5 milliards de m3 d’eau additionnel. Des capacités additionnelles sont par ailleurs attendues de certains de leurs ouvrages existants. Il s’agit notamment de 25 MW liés à la mise à niveau de la centrale thermique de Limbé ; 12 MW Additionnels de la centrale d’Oyomabang à Yaoundé ; 8 MW dans d’autres centrales thermiques et la poursuite des activités de la centrale d’urgence de 50MW au gaz de Bassa/Logbaba. Du côté de la demande, un plan de gestion s’impose avec une large place accordée à l’économie d’énergie

Ghide

Retour à l'accueil