Juluis Nkeseh Mbungung
Juluis Nkeseh Mbungung

Il fabrique des sacs, des chaussures, des vêtements, des tableaux etc. en utilisant la paille sèche.

Coudre, tisser, dessiner et sculpter, c’est sa passion. Juluis Nkeseh Mbungung est artisan. Installé au quartier Bonanjo à Douala, à la place des artisans, ce dernier met à la disposition des touristes et autres usagers une vaste panoplie de produits issus de la paille sèche. Parlant de ces produits, il s’agit notamment des chaussures, des chapeaux, des sacs à main, des colis, des serviettes communément appelés mallettes, des tableaux, des pendules, des vêtements et des abat-jours. Hormis les pailles, il utilise également le raphia, le bois et les tissus pagnes pour modeler ces œuvres. L’aspect culturel qu’il donne à ces œuvres attire les touristes. « C’est très beau ce qu’il fait. Pour mon passage au Cameroun, je vais en prendre un sac », lance Xavière, touriste française au Cameroun.

Juluis Nkeseh Mbungung, est originaire de la région du Sud-ouest. Formé par son père au métier de l’artisanat. C’est à l’âge de 25 ans, après le décès de celui-ci qu’il décide de prendre le taureau par les cornes et d’évoluer en solo. Il quitte ainsi la chaleureuse ville de Bamenda, où il et née pour s’installer à Douala. Ici, le natif de la région du Sud-ouest Cameroun, va tisser son propre nid et mettre au profit des habitants de cette localité et des touristes son savoir-faire. Aujourd’hui âgé de 35 ans, Juluis Nkeseh Mbungung, s’est fait un nom dans le métier. Ses clients sont satisfaits de ses œuvres et n’hésitent d’ailleurs pas à revenir ou à encourager leur proche à s’y intéresser. « Jai fabriqué des sacs de voyages en série pour des jeunes mariés. Ils ont tellement été satisfaits du résultat que, depuis lors, plusieurs personnes en redemandent », relève-t-il.

Homme marié, Juluis Nkeseh Mbungung, est père de 4 enfants. Grace à cette activité, il dit réussit à prendre soin de sa famille. « Je fais un métier qui demande beaucoup de patience. En plus, il faut innover et essayer d’autres astuces. Le marché est vaste et propose parfois les mêmes produits. Alors, il faut se démarquer », fait-il savoir. A ce jour, l’artisan accumule déjà plus de 10 ans d’expérience. Il affirme avoir déjà formé une dizaine de jeunes. Lesquels, travaillent déjà à leur propre compte. Dans l’ensemble, l’artisan semble satisfait de son parcours. Mais, la seule difficulté, qui se dresse encore sur son chemin, c’est le manque de financement. « C’est ma principale préoccupation, je veux agrandir mon espace. En outre, les matières que j’utilise pour fabriquer mes œuvres exigent de long déplacement. Et les routes sont très enclavées et les coûts de transport onéreux… », fait-il savoir.

Ghide

L'artisan aux doigts de fée

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