Amadou Hamadou
Amadou Hamadou

« Viande du Cameroun », est le nouveau joyau de ce jeune ingénieur, qui veut mettre sur le marché local et de la sous-région de la viande de bœuf conservée et fumée 100% camerounais.

Faire consommer les produits « made in Cameroon », c’est qu’ambitionne de faire le jeune Amadou Hamadou. Ce jeune camerounais a remporté le quatrième prix de l’innovation à travers son projet « Viande du Cameroun », organisé par Entreprises du Cameroun (Ecam) lors de la dernière édition de Pmexchange. Il s’agit en effet d’un projet de création d'une entreprise de conditionnement et de transformation de viande de bœufs au Cameroun. Au regard des difficultés que rencontrent de plus en plus les ménages et les travailleurs dans leur vie sociale. Celui-ci à juger bon de leur simplifier la tâche en mettant directement à la disposition de ces derniers des produits faits à base de viande de bœufs, facile à préparer ou directement consommable. Il s’agit donc « des variétés de sauce de viande conservés à l'exemple de boite sardine afin de permettre à tous les Camerounais l’accès à la viande, puisqu’actuellement l'exploitation est très artisanale », fait-il savoir.

Bien que le projet n’ait pas encore vu le jour, le jeune homme a déjà dressé un plan de vente de ses produits dans les supermarchés, les stations service, les magasins ou supérettes. Il compte les écouler dans des boites de conserve de 125g à 250F ou de 250g à 500F. « Ce sont les premiers formats, avec le temps il y aura d'autres grammages », indique t-il. Il va également proposer aux consommateurs des boites de filet, faux filet, jarret, des mélanges de filet et de jarret, de la viande fumée etc. En outre, « nous allons également proposer le pâté et le saucisson 100% camerounais constitués exclusivement de viande de bœuf », avance Amadou Hamadou.

Originaire de la région du Nord, chef-lieux Garoua, ce peuhl du lamida de Garoua qu'on appelle les kilbas, ressortissants de boulli Mango, vit aujourd’hui à Douala. C’est après avoir obtenu son BAC F1 au lycée technique de Garoua, qu’il migre vers la capitale économique. En 2009, il intègre la faculté du génie industriel de l'Université de Douala. L’aventure commence veritablement en 2012, après l’obtention de sa licence. Il se lance dans l'entrepreneuriat et décide de créer son entreprise.

A l’école, « l’on nous imposait un problème social et on devait apporter une solution. Ainsi, lorsque je suis allé un jour au marché pour acheter la viande. On m’a proposé le kilo avec os à 2800 F et le Kilo sans os 3000F, ce qui n’est pas le cas au nord Cameroun ou le kilo avec os vaut 1800F et sans os 2000F », relève-t-il anxieux. Au regard de cette différence de prix, il trouve donc nécessaire d'industrialiser le système de production de la viande. En apportant une triple solution : Faire de la conservation de la viande locale, limiter les importations et mettre à la disposition des Camerounais et des expatriés de la viande made in Cameroun à des prix alléchants.

Son travail commence alors avec l’élaboration d’un business plan. Soutenu par trois encadreurs, le futur ingénieur, se lance dans la recherche des financements. Ce qui l’a poussé à participer à plusieurs compétitions. Il a d’ailleurs remporté plusieurs prix, notamment le meilleur projet à la semaine de l'industrie et de l'entrepreneuriat, plus grand événement de créativité de l'Université de Douala en 2012. Il a également été finaliste au National instrument en 2013, lauréat de solutionneur organisé par Harambé Cameroun ; lauréat au forum de l'entrepreneuriat Africain co-organisé par le club de l'économie et de la finance Africaine avec Council of the young Africa, Leadership en 2014. Et, tout récemment spécial prix du jury du grand prix de l'innovation à PMEexchange. « Ces différents prix nous ont permis de pouvoir réaliser le prototype et acquérir deux machines l’une à préparer et l'autre à conditionner », fait-il savoir.

Ce projet, auquel il croit fermement va veritablement prendre son envol au mois d’avril 2016. Sur le plan local, c’est une bonne chose pour l’économie. « Il va booster notre économie nationale, créé des emplois et de la richesse et surtout va augmenter notre PIB. Surtout que, nous allons exporter notre produit à l’étranger particulièrement au Gabon, Congo, Guinée Équatoriale et au Nigeria », affirme Amadou Hamadou, très enthousiaste.

Ghide

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