Rentrée scolaire

Les établissements scolaires en piteux état

A quelques jours du début des cours, plusieurs écoles sont encore envahies par la broussaille.

Plusieurs écoles publiques de la capitale économique n’ont pas encore fait peau neuve pour accueillir les élèves, à quelques jours de la rentrée scolaire. C’est le cas de l’école publique petit Joss au quartier Bonanjo. A l’entrée de cette école primaire, ce sont des herbes qui parsèment encore la cour de l’école. Une étoffe tricolore délabrée y fait office de drapeau. Les murs de certains bâtiments sont recouverts de mousse. De grands trous dans les plafonds témoignent de la vétusté des bâtiments. Devant les salles de classes fermées, des immondices de tissus et de plastiques ont élu domicile.

L’image est quasi-identique à l’école publique Camp Bertaud non loin du quartier Akwa. La devanture de l’école a été envahie par des commerçants. Les conducteurs de véhicule, ont même transformé l’entrée de cet établissement en parking. Des herbes ont gagné les abords de l’école et des toilettes. Dans certaines salles de classe, aucun table-banc n’est encore visible. Ce sont des pneus, des pierres, des bouteilles plastiques, des détritus de bois qui recouvrent le sol. Directrice du groupe 1 de cette école, Sientcheping Suzanne, reconnait le retard dans la propreté de l’école, mais rassure que « la propreté sera effective avec la rentrée de nos enseignants qui est prévue ce mercredi ».

Dans d’autres établissements scolaires, les infrastructures ont été vandalisées pendant les vacances. A l’aile gauche de l’école publique D’Akwa groupe 1 ce mardi, on peut remarquer à travers les orifices du mur des tables-bancs brinquebalantes. Des morceaux de bois issus des tables, jonchaient sur le sol. A en croire Madeleine Lobe, directrice de l’école publique D’Akwa groupe 1, « plusieurs jeunes sont entrés dans l’enceinte de l’école pour jouer au football et parmi eux certains se permettent de vandaliser nos infrastructures », indique-t-elle. Les quelques tables-bancs encore sur pied, ont été stockés dans d’autres salles de classe hermétiquement fermées pour les sécuriser. Le mauvais état des écoles encourage d’ailleurs les parents à envoyer leur enfant en retard à l’école. « Je ne peux même pas envoyer mon enfant le premier jour de la rentrée scolaire. Il va falloir que tout soit propre pour qu’il commence à franchir les portes de cette école », s’indigne Bijou Tayou, parent d’élève.

Ghide

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